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Boudin noir
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boudins_noirs_et_blancsLe boudin noir est l'une des plus anciennes charcuteries connues. Il aurait été inventé durant l'Antiquité, par un cuisinier grec nommé Aphtonite.

Considéré comme un plat " canaille " au Moyen Age, le boudin noir était dégusté dans les tavernes.

Aujourd'hui, on en consomme plus seulement dans les tavernes, mais en toutes occasions.
Au fil des siècles, le boudin noir a donné naissance à de très nombreuses spécialités suivant les coutumes et habitudes régionales, voire locales. Selon les cas, les recettes ont évolué ou sont restées sensiblement identiques. Le boudin de Paris, par exemple, n'a conservé que les oignons de sa composition épicée du Moyen Age.


Du coté des auteurs

Dans son ouvrage La Faute de l'abbé Mouret (1875), Emile Zola évoque le méticuleux savoir-faire nécessaire à la préparation du boudin noir. A propos de l'un de ses personnages, il écrit : "Depuis le matin six heures, elle roulait sa masse énorme de la cuisine à la basse-cour. Elle devait faire le boudin. C'était elle qui avait battu le sang, dans deux larges terrines toutes roses au grand soleil ".



FABRICATION

Autrefois, le boudin était fabriqué au moment où l’on tuait le cochon. Juste après l’abattage ou le dimanche suivant, il était de coutume d’organiser un traditionnel « repas boudin », qui réunissait parents, voisins et amis.
Les secrets de fabrication se sont transmis et aujourd’hui, on déguste du boudin tout au long de l’année pour le plus grand plaisir des gourmets.

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Le boudin noir, la recette…

Il se compose de sang et de gras de porc, à l’exclusion de toute autre espèce, et d''oignons. Le mélange des ingrédients est ensuite contenu dans une enveloppe (c’est-à-dire un boyau : le plus souvent de menu de porc ou chaudin de porc, droit de bœuf, menu de bœuf ou baudruche selon la spécialité), puis cuit.


…qui se décline au gré des spécificités régionales

Il existe autant de types de boudins noirs qu''il existe de fabricants qui l''assaisonnent différemment et peuvent l''additionner d’aromates, épices, condiments, vins… (2) D’ailleurs, c’est pour son arôme et son moelleux qu’on l’apprécie.

(2) L’abus d’alcool est dans dangereux pour la santé. À consommer avec modération.



boudinnoir.jpgLe boudin noir : une arme de fer contre l'anémie

L'anémie est une maladie qui peut s'avérer très grave. Elle est caractérisée par un manque de globules rouges ; or le fer, au sein de l'organisme, est pour l'essentiel un constituant de base de l'hémoglobine. En l'absence de fer, l'hémoglobine ne peut être constituée.
Le rôle du fer dans l'organisme est fondamental. Impliqué dans les mécanismes vitaux de la respiration, il nous est indispensable.

Le boudin noir est l'aliment le plus riche en fer héminique (19mg de fer pour 100g de boudin noir) et constitue un aliment clé : 100g de boudin noir couvrent les besoins journaliers en fer. Non seulement, le boudin noir est plus riche en fer que les légumes secs ou les épinards mais il est de surcroît nettement mieux assimilé par l'organisme.

Tout naturellement, il est donc particulièrement indiqué aux femmes en âge de procréer, qui sont souvent carencées en fer, aux enfants et aux femmes enceintes. En effet, l'étude Suvimax du Dr Serge Hercberg (Directeur de recherches à l'Inserm) révèle que 23 % des femmes de 16 à 45 ans sont carencées en fer. Une portion de boudin noir couvrira également les besoins hebdomadaires en fer de toute personne se livrant à des activités sportives et cela bien mieux que des comprimés de fer engendrant souvent des effets secondaires mal tolérés.
Mieux vaut donc se régaler de petits plats à base de boudin noir que de prendre des médicaments.
Moyen infaillible pour se protéger contre l'anémie, la consommation régulière de boudin noir permet également de lutter contre l'asthénie (fatigue) due à une carence en fer.


Tableau des principales valeurs nutritionnelles


Protéines
g/100g
Lipides
g/100g
Glucides
g/100g
Sel
g/100g
Énergie
kcal/100g
Boudin noir
10,2
22,1
4,1
1,6
256
Boudin blanc
10,1
20,5
5,5
1,3
247

Source : les chiffres indiqués sont les moyennes de plus de 9000 analyses de laboratoires publics et des laboratoires privés.


Teneur en fer du boudin noir : 19mg/100g



boudinnoir.jpg CONSERVATION

Les boudins noirs et blancs, qu'ils soient vendus au rayon « à la coupe » ou en libre-service, répondent aux mêmes règles de fabrication et sont fabriqués avec le même niveau d'exigence.


Les fabricants

Un cadre réglementaire strict fixe les règles d’hygiène à respecter. Chaque étape de la fabrication des boudins noirs et blancs, de la transformation des matières premières au conditionnement, est soumise à des contrôles officiels. Pour répondre à ces obligations, les industriels ont mis en place, depuis plusieurs années, un certain nombre de mesures comme la démarche HACCP(6), la formation du personnel à l’hygiène, la rédaction et la mise en oeuvre d’un guide de bonnes pratiques d’hygiène. Chaque produit est identifié par un numéro de lot qui permet d’assurer la traçabilité et d’en retrouver l’historique.

Les transporteurs et les distributeurs

L’exigence de la qualité ne s’arrête pas aux portes des fabricants. Maillons situés entre les fabricants et les consommateurs, les transporteurs et le secteur du commerce suivent également l’ensemble des règles d’hygiène indispensables à la garantie du bon goût et de la sécurité des produits. Les produits sont en permanence conservés entre 0 et +4°C. Les distributeurs veillent, de plus, à les manipuler hygiéniquement lors de la vente à la coupe.

Les consommateurs

Dernier maillon de la chaîne alimentaire, le consommateur doit, par des mesures simples, contribuer à garantir la sécurité des produits frais qu’il consomme :

• Éviter de rompre la chaîne du froid, après l’achat. Avant et après les repas, ces produits doivent être mis au réfrigérateur.

• Respecter la température de conservation des produits. Elle est étiquetée sur les produits préemballés. Ils doivent être placés dans la partie la plus froide du réfrigérateur, entre 0 et +4°C

6) HACCP : analyse des dangers, points critiques pour leur maîtrise (Hazard Analysis - Critical Control Point).



SPECIALITES REGIONALES

boudinnoir.jpgBoudins du Sud

Le boudin de Lyon à la crème est préparé à base de sang et de gras de porc, de crème, d’oignons crus, de bettes et/ou épinards et de farine de blé. Une délicate note d’oignons !

Le boudin d’Auvergne est constitué, outre le sang, de tête de porc, non découennée, cuite et de lait. Très onctueux au palais…

Le boudin du Poitou est préparé sans gras de porc. En plus du sang, des épinards cuits hachés, de la crème, des œufs, du lait, du sucre, de la semoule ou de la mie de pain entrent dans sa composition. Une texture granuleuse, légère, parfumée d’herbes et de couleur rouge sombre.

Le boudin audois est une spécialité régionale caractérisée par son croquant. Il est composé de 40% de tête et gorge de porc, 30% de couennes et pieds désossés et 30% de sang.

Le boudin marseillais est un boudin à l’oignon embossé dans du menu de mouton et présenté en portions d’environ 80 g.

Le boudin du Sud-Ouest ou galabart est composé de sang (30 à 50%), de têtes de porc entières avec couenne et éventuellement de langue, de poumon, de coeur. L’addition de pain est fréquente. Cette variante est appréciée tout particulièrement dans la région des Monts de Lacaune. Dans le Ségala aveyronnais, on l’aime avec des oignons. Le boudin du Sud-Ouest peut être conditionné en bocal ou en boîte sans embossage. Autre particularité, de ce boudin, il peut être également séché et ainsi conservé plus longtemps, le climat du Sud-Ouest étant tout particulièrement propice au séchage. Dans le Sud-Ouest, on peut également entendre parler de golobar, golobat, galavard, calabar ou encore de galabar, des formes dialectales très proches qui désigneraient semble t-il le même produit. Quant à l’origine du nom, les dictionnaires de provençal proposent galavardo qui signifie vorace, galavarda, manger goulûment, ou encore galavardoun, cochon.

Le boutifar ou boutifaron est une spécialité catalane qui a la même composition que le galabart mais ne comporte jamais d’addition de pain. Sa saveur est puissante.

Le boudin périgourdin est composé exclusivement de têtes de porc, de gorges et de sang.

Boudins des îles

Les boudins créoles et antillais sont des spécialités constituées à base de sang, d’oignons et de lait, ils contiennent parfois des pommes de terre cuites, du pain, de la chapelure et un assaisonnement épicé caractéristique issu de la culture culinaire créole (piment, cive, ciboulette, santal, rhum (3), etc.).

À ces délicieuses spécialités s’ajoutent de nombreuses autres recettes, comme par exemple, le boudin noir aux pommes. Petite astuce achat : pour s’appeler boudin, l’ingrédient ajouté principalement ne doit pas représenter plus de 40 % de la masse totale du produit.

(3) L’abus d’alcool est dans dangereux pour la santé. À consommer avec modération.